Une première pierre
Merci beaucoup pour votre curiosité!
À celles et ceux qui m'ont suivi quand j'ai proposé ce format de blog, pour essayer de trouver une autre porte de communication qu'Instagram, merci!
Je suis contente de partager un peu plus en détails mon travail et reste persuadée qu'encourager des formats plus longs d'expressions et de contenus rééquilibre la créativité sur la réactivité.
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Une couverture de l'envol
Je commencerais ces nouvelles mensuelles en vous partageant la joie de recevoir mon exemplaire du "1 des libraires", sorti en novembre dernier.
Le titre s'adressait avant tout aux adolescent·es pour qui la littérature pouvait être une ouverture, un échappatoire au réel plus angoissant.
On a retenu une composition en mouvement, avec la balance nécessaire entre l’idée d’un milieu anxiogène et le besoin de respiration. Le fond a été retravaillé plusieurs fois pour créer un beau contraste étoilé mettant sur les personnages.
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Trouver sa ligne dans un récit SF
Plus tôt dans l'année (ou plus tard en 2025, à vous de voir), j'ai aussi pu finir une BD sous forme de nouvelle qui sortira dans le magazine iconique "Métal Hurlant".
Sous le regard bienveillant de Louis, j'ai fais évoluer une histoire qui répondra à un thème commun et dont je vous garde les détails et étapes de fabrications pour la parution.
Ces quelques pages m'ont permis d'expérimenter un encrage un peu plus poussé (dans le sens où les zones de noires s'ont plus présentes), qui se devait de retranscrire d'un peu plus près la façon dont se joue la plume dans mes carnets de recherche.
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Avant les fondations, les gouttières
Ce mois de janvier était aussi synonyme de fin du storyboard. Et pas des moindres! Celui sur notre BD, avec Vincent Farasse qu'on sortira aux éditions Glénat. (j’en profite pour glisser le fait que la nouvelle BD de Vincent avec Clotka “La Poussette” sort le 4 février!)
Cette étape que j’ai commencé en octobre dernier reste pour moi la plus satisfaisante, même si elle fait souvent froncer les sourcils ne serait-ce que quand on prononce son nom. Elle fait partie des moments invisibles de la création.
Même si nous fonctionnons tous·tes différement, elle précède chez moi le crayonné, l'encrage et la colorisation,
Le storyboard est le moment phare où la BD se construit. C'est l’art de poser la caméra, d'étudier quel cadrage et composition s'enchaîneraient le mieux pour tenir le propos du script sans faire de faux raccords.
On y détermine aussi le rythme, une scène très lente peut prendre plusieurs pages, un plan séquence apporte en intensité, des saccades brutales du dynamisme. C’est tout simplement la mise en scène.
Le dessin reste assez succinct, l'idée est de se faire comprendre et de voir déjà si la narration marche. Certain·es auteur·ices diront que la BD est en quelque sorte terminée à ce stade.
En ce moment j’ai la tête dans les retouches suite à quelques échanges et relecture. J'en profite aussi pour faire des recherches de charadesign. Donner visage et corps à tous ces personnages que j'aime déjà.
Je sais avoir une tendance à faire des personnages qui se ressemblent. Non pas qu’ils s’assemblent, mais je répondrais qu’on a tous·tes nos petits tics graphiques et qu’ils reviennent très vite au galop. D’autant plus que l’histoire qu’on raconte se passe dans les usines de sardineries de Douarnenez, dans les années 1920. Les filles y sont vêtues de façon très similaires et il n’est pas évident de les différencier, il faut que je trouve une manière de faire ressortir le caractère de chacunes.
Les références du moisJ'ai découvert récemment le manga français "Yon" de Camille Broutin, aussi dynamique que bien dessiné et ça fait quelques temps que j'aimerais enrichir un peu plus ma culture dans ce que le Manfra (manga français) nous apporte.
Je me suis aussi attardée sur ce classique originaire pour le coup du continent "Frieren" de Kanehito Yamada et Tsukasa Abe. Paraît-il que l'anime est encore mieux et cinématographiquement assez original, mais l'histoire me plaît déjà tant qu'on s'habitue au rythme très lent de la proposition méta et poétique.
"Vermis" de Plastiboo est une œuvre à part entière dans le monde de l'étrangeté littéraire, entre jeu de rôle et jeu vidéo, inspiré d'une esthétiques années 80, cette expérience continue à trouver des adeptes surtout depuis qu'une version française a été éditée il y a quelques mois. Je ne les ai pas lu entièrement mais les albums de Radagast m'ont beaucoup accompagnés dans cette recherche d'atmosphère d'un second monde.
Enfin, et parce qu'un film sur la thématique est sorti l'an dernier (que je n'irais pas voir), je me suis intéressée au très classique Dracula de Bram Stocker. Je regarderais surement la version de Coppola pour comprendre la réinterprétation du personnage de Mina, mais mes envies de Folk Horror (ou plutôt Gothic Horror) hivernaux sont bien apâtées, et j'entame dans cette dynamique un roman de Mariana Enriquez vivement conseillé.
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Lola